La vie devient trop sérieuse. L'enfance s'arrête trop brusquement. On nous pose des responsabilités trop vite. C'est un choc que certains ont du mal à encaisser. Mais malgré l'envie de rêver un peu plus longtemps : tout s'arrête soudainement. Et la récréation se finis. La cloche sonne.
Jeunesse.
Il faut rentrer, autour d'autres petits adultes au c½ur d'enfants morts, écouter les consignes pour devenir grave.
Petit, on découvrait ! La chaleur du soleil sur la peau, le vent dans les cheveux. Le parfum des fleurs qui éclosent. La beauté d'un dessin réalisé avec soin. Les poésies pleines de bonheur trop rose. Les sensations épicés d'innocence, liberté et gaîté.
Adolescent, on apprend à être sérieux, triste, monotone, idem, laid.. grand.
Finalement, même remplis de réticence, on fini par accepter. On n'est qu'un petit ouvrier de la vie, bien ridicule.
Je ne veux pas grandir tout de suite. Je voudrais pouvoir rire encore un peu, mais j'achève mes derniers tours de manège. J'entends de moins en moins la chanson. Je range mes crayons de couleur. Et je deviens grave, assise à ma place. Je grandis..
La vie est devenue trop sérieuse.